Apéro bistrot : terrine 100% végétale



Je ne sais pas vous mais la charcuterie et moi, nous n'avons jamais vraiment été copines.
Autant j'ai su ( comme tout à chacun -ne vous cachez pas derrière votre semblant de bonne conscience, vous êtes démasqué(e)s et par la même occasion, je vous prierai de cesser de mentir, c'est pas beau, y'a des enfants qui lisent ce blog -Si ! Minipouce survole ... un peu ... oui, les photos, certes, je vous l'accorde, il ne sait pas lire ... mais ça va venir vite ... Soyez donc des parents exemplaires, respectueux et respectables surtout, honnêtes et tout le tutti, sinon fichez l'camp ! Je plaisante ! Restez surtout ! ) " profiter " ( pas certaine que ce soit le terme approprié mais en cas de " crise ", aux grands maux les grands moyens ) de la société de consommation par le passé, abuser parfois même, cependant le saucisson, les pâtés, les jambons et les boudins n'ont jamais trouvé en moi un écho très positif. 

J'émets un bémol à ce constat : la raclette. J'ai longtemps abusé pour le coup ( ah ... les soirées d'hiver autour d'une raclette, on s'en souvient comme si c'était hier -c'était hier ?!- ) de ce plat si réconfortant ( et délicieux, ne nous mentons pas -sauf pour qui n'aime pas le fromage fondu, bien entendu- ) en l'accompagnant d'un morceau de charcuterie en particulier : la viande des grisons ( et peut-être aussi le jambon de Parme ). J'adorais la puissante saveur de cette charcuterie qui se mariait si parfaitement pour moi à la douceur des légumes ( pommes de terre mais souvent carottes -j'ai encore plus aimé la raclette lorsque j'ai décidé de la présenter avec des légumes d'hiver- ) et le fromage filant à n'en plus finir !

" Trop gras et trop salé ". Oui. On le dit. On le sait. C'est un constat indubitable. 
Néanmoins, le corps répond à certains signaux et se montre souvent moins coopératif et compréhensif. Il est parfois même très obtu le Monsieur. 
Le cerveau à d'autres. 
Le 3è Moi ( j'en ai 2 autres, pas vous ?! ) oblige aussi de temps à autre à baisser sa garde et à plier. Il en va de notre santé morale. Ah ! Ces fichues émotions ! Elles nous rendent dingues parfois et nous en font voir de belles. 
Mais une erreur est si vite oubliée, pas vrai ?! Certes, il y a celles ( ceux s'en fichent le plus souvent ) dont le discours de Sainte-Nitouche-qui-s'la-joue-j'mange-que-des-produits-verts-et-sains-et-qui-ne-font-pas-grossir trouvant toujours trop grand son jean taille 34 et s'offusquant de nous voir commander une grosse assiette débordante de fromage coulant et de jambons en tous genres, tourne en boucle ! 
Je caricature ( quoiqu'il en existe -je lis, tout comme vous, de ces choses parfois, hein ?- ) mais, bien que nous privilégions toutes et tous une alimentation des plus saines et équilibrées ( vous confirmez ? ), sans trop de gras ( mais des bons ) ni trop de sucre(s) ( non raffiné(s) ou des substituts végétaux divers ), il est humain, normal et tout à fait raisonnable de céder à quelques écarts ( la barre est plus ou moins haute selon les cas ) de temps en temps. 
Il est bon d'écouter son corps, de répondre à ses envies, de se faire plaisir, naturellement. Loin de moi le cliché tant répandu du " il n'y a pas de mal à se faire du bien ", cependant, je reste persuadée ( et je m'applique cette maxime ) que la frustration ne trouve aucune réponse positive à longs termes sur notre organisme. A trop privilégier une catégorie d'ingrédients, on en délaisse une autre, l'on est plus ou moins carencé(e), plus ou moins heureux/se, plus ou moins fier(e) de son poids et de son apparence physique, l'on en devient aigri(e), frustré(e), malheureux(se ) et notre corps nous le fait savoir. 

Inutile de se créer des maladies, psychologiques ou non, ( l'on est bien à même, de part l'environnement qui nous entoure et dans lequel nous évoluons, d'être malade, d'une vraie pathologie, inhérente à notre mode de vie alimentaire ), de suivre une " mode " de régime alimentaire ( je pense à différents régimes - je viens d'apercevoir le dernier en date surNutri Naturel notamment-, aux noms plus ou moins évocateurs et connus de chacun(e), toujours plus improbables et effrayants et qui n'alertent pas le consommateur potentiel, des régimes stricts, dissociés, basés sur la consommation unique d'un aliment ou d'une catégorie d'aliments ), a fortiori, à quelques heures du printemps, simplement pour être " potable " ( pardonnez mon langage cru ) en bikini l'été prochain. 
L'on ne devient pas " potable " en quelques semaines. On l'est avant, pendant et après l'été. Non pas sur la base des diktats imposés par la société de consommation mais parce que l'on est soi-même bien dans ses baskets. Avec un kilo de moins que la " recommandation " ( rapport taille/poids ) l'exigerait, avec 2 kilos de plus que ce que l'on souhaiterait, avec 10 kilos à perdre depuis 20 ans mais avec lesquels on est à l'aise et simplement heureux. 
L'on apprend pas à " manger bien " pour quelques semaines et pour se camoufler dans sa doudoune à l'hiver suivant parce que l'on aura " oublié " ( on aura souvent trouvé fatiguant, compliqué, inintéressant du point de vue gustatif par manque d'informations, de diversité, etc de manger " mieux ", simplement bien, selon les exigences de son corps ) les bienfaits ( ils sont indéniables, ne vous sentez-vous pas en pleine forme, fier(e) et serein(e) lorsque vous préparez une assiette riche de bonnes et belles choses, équilibrée et gourmande ) apportés par ses quelques jours ( a contrario, certain(e)s ne peuvent pas " tenir " davantage avec un véritable régime restrictif et c'est bien la conséquence redoutée de l'effet yo-yo qui se produit, dévastateur et peu valorisant puisqu'il renvoie à un véritable constat d'échec ), ses quelques semaines d'une alimentation pourtant plus saine et équilibrée que celle que l'on imposait auparavant à son corps.

Manger sainement ne veut pas dire être longiligne. L'on sait que le poids est aléatoire et qu'il dépend de bien des paramètres autre que celui de l'alimentation parfois ( cependant, certaines études -c'est pas moi qui le dit > cliquez ici- sur le végéta*isme semblent indiquer une perte de poids certaine et une constance dans le temps, ce que je ne manque pas de vous placer, vous l'aurez remarqué ! ).

Le " régime " ( non restrictif -je précise que l'absence de viande, de poisson, d'oeufs, de produits laitiers, de miel, etc dans une alimentation végétalienne n'est pas la marque d'une privation dans le but de maigrir notamment et encore moins dans le but de se priver de jouir des bonheurs de la table -je ne me suis jamais tant régalée que ces derniers mois et je ne le précise pas ici pour vous appâter et produire un discours cohérent qui vous ferait penser " qu'il fait bon vivre au pays des Bisounours "- ) végéta*ien est, j'en suis convaincue, la réponse à de multiples crises, fléaux, maladies de notre siècle. Tout est lié. Tout n'est qu'engrenage. Tout est très logique. Beaucoup en sont conscients. Tout le monde croit connaitre la/les solution(s) mais ne l'applique pas, ne les applique pas, ne s'en donne simplement pas les moyens. Si seulement le Monde ne tournait pas autour des dollars ...

Réalisé avec mes dernières châtaignes ( je ne me lasse pas de les intégrer à mes petits plats -j'ai réussi à quitter les courges, il y en a encore sur mes étals - ), libre à vous de réaliser cette terrine avec ou non, mon pâté végétal offre des tas d'alternatives. Si vous n'aimez pas les champignons, choisissez le ou les légumes qu'il vous plaira. Un légume davantage de saison peut-être, cependant sachez que le duo châtaigne-champignon est véritablement très proche, en bouche, de la saveur carnée. Vous pourriez peut-être même faire croire à n'importe quel mangeur de viande que cette terrine en contient ! Ainsi, le plan est tracé mais rien ne vous empêche de dessiner des routes secondaires et de vous faire plaisir.


La recette :
( pour une terrine, soit 4/6 pers )

- 100g de tofu ferme ( fumé de préférence ou nature + sauce soja ou tamari par ex )
- 200g de tofu soyeux
- 200g de châtaignes rincées, égouttées puis cuites ( en conserve ou sous vide )
- 10 gros champignons de Paris épluchés et rincés
- 50cl de bouillon de légumes ( ici, champignons )
- 1 càs d'huile de noisette
- 1 tige d'oignon vert
- 1/2 petit oignon jaune
- 1 dent d'ail
- 1 belle càs de sauce tamari
- 1 càc de miso jaune
- Sel ( facultatif -normalement la terrine est salée de part le miso et la sauce tamari ) & poivre au goût
- 1 càc bombée d'agar-agar
- 40g de noix décortiquées
- Graines de sésame noir et de courge ( facultatives )

Le déroulement :


1- Rincez et égouttez les châtaignes puis " tapez-les " avec les champignons pelés et émincés finement dans le bouillon de champignon porté à ébullition durant quelques minutes.
Egouttez et réservez.



2- Dans une poêle légèrement huilée, faites revenir les oignons verts et l'oignon jaune, l'ail puis incorporez les champignons et les châtaignes.
Versez la sauce tamari.
Poursuivez la cuisson quelques minutes.



3- Dans un saladier ( ou au mixeur ), écrasez le tofu ferme ( fumé de préférence ou nature avec de la sauce tamari ) à la fourchette puis ajoutez le tofu soyeux.
Fouettez énergiquement.



4- Ajoutez la cuillère d'agar-agar puis incorporez immédiatement le mélange des tofu(s) à la poêlée de châtaignes. Mélangez sans cesse pendant 2 min environ en ajoutant le miso.
L'appareil épaissit légèrement.



5- Transférez le pâté dans le bol du mixeur.
Poivrez à votre convenance ( goûter avant l'ajout de sel, normalement pas nécessaire ).
Procédez à autant de pulsations que nécessaire selon vos goûts ( plus ou moins lisse, plus ou moins de morceaux, plus ou moins gros ).



6- Incorporez les noix décortiquées ( idem, cassez des moraux de la aille que vous souhaitez ).



7-Huilez ( j'ai déposé un film alimentaire dans le fond de ma terrine ) et versez le mélange dans la terrine.
Déposez quelques demies noix sur le dessus de la terrine et parsemez de graines de sésame noir et/ou de courge ( facultatif ).



8- Réservez au frais une heure minimum avant dégustation.

4 commentaires:

  1. Bonjour,
    Cette recette donne envie de la tenter :D
    Cependant, j'ai un soucis de compréhension de la 1ière étape. J'ai l'impression que ce n'est pas la première car la liste des ingrédients fait référence aux châtaignes et champignons cuits et la 1ière étape parle d'un bouillon des champignons.

    Peux-tu stp détailler un peu plus ?

    En te remerciant.
    Kriss

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    1. Bonjour Kriss, soit tu utilises en effet des champignons déjà cuits soit des frais ( c'était mon cas ) ou séchés et alors tu les réhydrates brièvement dans le bouillon de légumes ( chez moi champignons ) avant de bien les égoutter et les faire revenir à la poêle. Voilà ! Régale-toi bien, cette terrine est délicieuse : un classique chez moi ^^

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  2. Bonsoir,félicitions pour cette recette qui est vraiment délicieuse.A refaire encore et encore!!!
    Grâce a ce genre de recette,mes amis sont loin de trouver le végétarisme ennuyeux...donc merci pour ce partage.

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